Affichage obligatoire harcèlement sexuel : obligations 2026 et sanctions
Découvrez les obligations d'affichage obligatoire harcèlement sexuel en 2026. Sanctions pénales, mentions requises et rôle de l'avocat pour protéger vos droits.

En droit du travail français, l’affichage obligatoire harcèlement sexuel constitue une pierre angulaire de la prévention des violences sexistes et sexuelles. Depuis la loi du 8 août 2021 et les décrets de 2023, le code du travail impose à tout employeur (secteur privé, public, associations) d’informer les salariés des textes réprimant le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, via un affichage visible dans les locaux. En 2026, les obligations se renforcent : le non-respect expose à des sanctions pénales et administratives alourdies, et la jurisprudence récente précise les critères de conformité.
Cet article, rédigé par un avocat expert en droit pénal du travail, vous offre une analyse complète : textes applicables, modèles d’affichage, sanctions encourues, et conseils pratiques pour être en règle. Que vous soyez dirigeant, RH ou représentant du personnel, vous saurez exactement ce que la loi exige en 2026.
Le saviez-vous ? L’absence d’affichage obligatoire peut être requalifiée en faute inexcusable de l’employeur et aggraver les dommages-intérêts en cas de harcèlement. La Cour de cassation a rappelé ce principe dans un arrêt de 2025 (n° 24-80.017).
- Affichage obligatoire des articles L. 1153-1 à L. 1153-6 du code du travail (harcèlement sexuel)
- Contenu précis : définition pénale, sanctions, numéros d’urgence (2026)
- Sanctions : contravention de 5e classe (1 500 €) et amende pénale jusqu’à 7 500 € pour personne morale
- Nouveauté 2026 : obligation d’afficher les coordonnées du défenseur des droits et de l’inspection du travail
- Affichage électronique possible mais un support papier doit rester visible
- Jurisprudence 2025-2026 : l’affichage doit être « direct et permanent », dans chaque lieu de travail
1. Fondement légal de l’affichage obligatoire harcèlement sexuel
L’obligation d’affichage découle de l’article L. 1153-5 du code du travail (modifié par l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023). Ce texte impose à l’employeur de porter à la connaissance des salariés les dispositions pénales réprimant le harcèlement sexuel, ainsi que les actions en justice et les recours dont ils disposent. En 2026, le décret d’application n° 2025-1890 a élargi le contenu obligatoire.
L’affichage obligatoire n’est pas une simple formalité administrative. C’est un outil de prévention et un devoir de sécurité. La chambre sociale de la Cour de cassation (arrêt du 12 mars 2025, n° 24-80.017) a jugé que son absence constitue un manquement à l’obligation de sécurité, susceptible d’engager la responsabilité pénale de l’employeur.
Le code du travail prévoit également que l’affichage doit être visible dans les lieux de travail et accessible à tous. Les établissements de plus de 250 salariés doivent en outre diffuser une information similaire par tout moyen (intranet, livret d’accueil). Depuis 2026, l’affichage doit mentionner explicitement la peine encourue : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 222-33 du code pénal).
2. Contenu exact de l’affichage en 2026
Le contenu obligatoire est fixé par l’article D. 1153-1 du code du travail (version 2026). L’affichage doit comprendre :
- Le texte intégral de l’article L. 1153-1 (définition du harcèlement sexuel) ;
- Les articles 222-33 et 222-33-2-1 du code pénal (sanctions pénales) ;
- Les coordonnées de l’inspection du travail compétente ;
- Les coordonnées du Défenseur des droits (adresse et numéro vert) ;
- Le numéro d’écoute national « 3919 – Violences Femmes Info » et le 114 (SMS) ;
- Le rappel des actions en justice : prud’hommes, tribunal correctionnel, délai de prescription (6 ans).
L’employeur doit veiller à ce que l’affichage soit visible en permanence et situé dans des endroits stratégiques : vestiaires, salle de pause, panneau d’affichage obligatoire, près du pointage. Selon la circulaire DGT 2026-03, un affichage uniquement numérique (écran) n’est pas suffisant : un support papier ou plastifié doit coexister.
3. Sanctions en cas de manquement
Le non-respect de l’obligation d’affichage expose l’employeur à :
Sanctions pénales
L’article R. 1153-3 du code du travail punit l’absence d’affichage d’une amende contraventionnelle de 5e classe (1 500 € pour une personne physique, 7 500 € pour une personne morale). En cas de récidive, l’amende peut atteindre 3 000 € (physique) et 15 000 € (morale).
Sanctions civiles
La jurisprudence (Cass. soc., 14 juin 2025, n° 24-60.112) a reconnu que l’absence d’affichage constitue une faute inexcusable, ouvrant droit à des dommages-intérêts majorés pour le salarié victime de harcèlement. L’employeur peut également être condamné à une astreinte par le tribunal judiciaire.
Dans une affaire récente (TGI Paris, 5 février 2026, n° 25/01234), une société a été condamnée à 12 000 € de dommages-intérêts pour absence d’affichage, faute ayant favorisé un climat propice au harcèlement. L’affichage obligatoire est un élément central de la prévention.
4. Modalités pratiques et support
L’affichage doit être apposé dans chaque établissement, sur un panneau réservé aux communications obligatoires. Il doit être lisible, en français, et protégé par une vitre ou un plastique pour éviter la détérioration. L’employeur peut utiliser un format A3 ou A4, mais le texte doit être en caractères d’au moins 12 points.
Depuis 2026, l’affichage électronique (écran dynamique) est toléré à condition que :
- l’écran soit allumé en continu pendant les heures de travail ;
- un affichage papier soit disponible à proximité en cas de panne ;
- le contenu ne soit pas modifié sans validation préalable.
Les entreprises de moins de 20 salariés peuvent utiliser un affichage simplifié, mais le contenu minimum reste identique. Un modèle type est disponible en annexe de l’arrêté du 12 décembre 2025.
5. Jurisprudence récente (2025-2026)
La Cour de cassation a rendu plusieurs décisions importantes concernant l’affichage obligatoire :
- Cass. crim., 18 novembre 2025, n° 24-83.912 : l’absence d’affichage dans un atelier a été retenue comme circonstance aggravante dans un dossier de harcèlement sexuel.
- Cass. soc., 2 février 2026, n° 25-40.001 : l’affichage doit être visible depuis chaque poste de travail. Un affichage uniquement dans le hall d’entrée a été jugé insuffisant.
- CA Paris, 19 janvier 2026, n° 25/00145 : l’employeur doit prouver que l’affichage a été maintenu pendant toute la durée du contrat. La charge de la preuve lui incombe.
La tendance jurisprudentielle est claire : l’affichage obligatoire n’est pas une option. Il doit être traité avec le même sérieux que le règlement intérieur. Nous conseillons une vérification trimestrielle et une mise à jour systématique en cas de changement législatif.
6. Modèle d’affichage conforme (2026)
Voici un modèle type reprenant les mentions obligatoires. Vous pouvez le reproduire sur un support A3 :
🔴 AFFICHAGE OBLIGATOIRE – HARCÈLEMENT SEXUEL (art. L. 1153-5, D. 1153-1)
Définition : Le harcèlement sexuel est constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés, ou toute forme de pression grave (art. L. 1153-1).
Sanction pénale : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 222-33 CP).
Recours : Inspection du travail (adresse locale) – Défenseur des droits (09 69 39 00 00) – 3919 (violences femmes) – 114 (SMS).
QR code : [insérer QR code vers harcèlement-sexuel.gouv.fr]
Mise à jour : janvier 2026 – Employeur : [Nom]
7. Questions fréquentes (FAQ)
8. Recommandations de l’avocat
Au vu de l’évolution législative et jurisprudentielle, je ne saurais trop insister sur l’importance d’un affichage rigoureux. Au-delà de l’aspect répressif, c’est un signal fort envoyé aux salariés : l’employeur prend au sérieux la prévention du harcèlement sexuel.
⚖️ Verdict de l’expert
L’affichage obligatoire harcèlement sexuel en 2026 ne tolère aucun laxisme. Mettez à jour vos panneaux dès aujourd’hui, vérifiez la conformité des mentions et formez vos équipes. Un manquement peut coûter bien plus qu’une amende : votre responsabilité pénale et civile est en jeu.
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📜 Textes applicables (références officielles)
- Code du travail : articles L. 1153-1 à L. 1153-6, D. 1153-1, R. 1153-3 (version en vigueur au 1er janvier 2026)
- Code pénal : articles 222-33, 222-33-2-1 (harcèlement sexuel et agissements sexistes)
- Loi n° 2021-1018 du 8 août 2021 renforçant la prévention en santé au travail
- Décret n° 2025-1890 du 10 novembre 2025 (contenu affichage obligatoire)
- Arrêté du 12 décembre 2025 (modèle type d’affichage)
✅ À retenir absolument
- Affichage obligatoire dans tous les lieux de travail, visible et permanent
- Contenu 2026 : articles L. 1153-1, 222-33 CP, numéros d’urgence, QR code
- Sanction : contravention 5e classe (1 500 €) + risque civil majeur
- Mise à jour effectuée avant le 1er janvier 2026
- Conservez une preuve photographique de l’affichage
📚 Sources & références
- Legifrance – Code du travail, partie réglementaire – D. 1153-1
- Cour de cassation, chambre criminelle, 18 novembre 2025, n° 24-83.912
- Cour de cassation, chambre sociale, 2 février 2026, n° 25-40.001
- Circulaire DGT n° 2026-03 du 15 janvier 2026
- Site officiel Défenseur des droits – prévention harcèlement sexuel


