Harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint : que faire ?
Vous subissez un harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint ? Insultes, menaces, surveillance. Découvrez les recours juridiques et les sanctions pénales prévues en 2026.

Vivre avec un nouveau partenaire est parfois source de tensions, mais lorsque l'ex de votre conjoint multiplie les messages, les appels, les surveillances ou les menaces, la situation peut vite devenir invivable. Ce harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint n'est pas une simple "jalousie" : il s'agit d'un délit pénal, puni par la loi. Vous n'avez pas à subir cette pression quotidienne, et des recours existent, du dépôt de plainte à la demande d'ordonnance de protection.
Ce guide vous explique comment qualifier juridiquement ces agissements, quelles preuves rassembler, et quelles démarches engager pour faire cesser ces agissements. En tant qu'avocat spécialisé, je vous accompagne pas à pas pour que vous retrouviez une vie paisible, sans subir la pression de l'ex de votre conjoint.
Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint peut prendre des formes variées : cyberharcèlement, menaces, diffamation, ou encore intrusion dans votre vie privée. La loi du 3 août 2018 et les récentes jurisprudences de 2026 renforcent la protection des victimes. Ne restez pas seul : agir est le premier pas vers la libération.
⚡ Ce que vous devez savoir immédiatement
- Le harcèlement est un délit puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (article 222-33-2-2 du Code pénal).
- Les menaces, l'usurpation d'identité ou la diffusion d'images intimes sont des circonstances aggravantes.
- Vous pouvez porter plainte directement au commissariat ou demander une ordonnance de protection au Juge aux Affaires Familiales.
- Conservez tous les messages, captures d'écran, témoignages et certificats médicaux (impact psychologique).
- Depuis 2025, la loi permet le dépôt de plainte en ligne pour les faits de cyberharcèlement.
1. Reconnaître le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint
Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint se caractérise par des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de vos conditions de vie, se traduisant par une altération de votre santé physique ou mentale. Il peut s'agir de :
- Messages insultants ou menaçants par SMS, réseaux sociaux ou email.
- Appels téléphoniques incessants, même en numéro masqué.
- Surveillance de vos déplacements, présence insistante à votre domicile ou lieu de travail.
- Diffusion de rumeurs ou de photos compromettantes (revenge porn).
- Usurpation de votre identité pour créer de faux profils.
"Le harcèlement ne nécessite pas une violence physique. La loi protège votre intégrité psychologique. Dès lors que les actes sont répétés et qu'ils vous font du mal, vous êtes en droit de porter plainte."
— Maître Claire D., avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit pénal et familial
💡 Conseil d'expert : Tenez un journal des faits : date, heure, nature des agissements, témoins éventuels. Cela constituera une preuve précieuse pour démontrer la répétition et l'impact psychologique.
2. Les preuves essentielles à rassembler
Pour que votre plainte aboutisse, vous devez prouver la réalité et la répétition des faits. Voici les éléments à collecter impérativement :
2.1 Preuves numériques
- Captures d'écran des messages, commentaires, emails (avec date et heure).
- Enregistrements d'appels (si vous êtes en France, l'enregistrement à l'insu de l'autre est recevable si c'est pour prouver un délit).
- Copie des publications sur les réseaux sociaux.
2.2 Preuves matérielles
- Lettres, courriers, colis anonymes.
- Photographies de dégradations ou de tags.
2.3 Preuves médicales
- Certificats médicaux mentionnant l'anxiété, l'insomnie, la dépression.
- Attestations de suivi psychologique.
"Une preuve bien conservée vaut mieux qu'un long discours. N'attendez pas pour sauvegarder vos messages et les horodater. En 2026, la jurisprudence admet les constats d'huissier sur les réseaux sociaux comme preuve irréfutable."
— Maître Julien R., avocat en droit pénal
🔍 Astuce : Utilisez des applications comme "Screenshot Easy" ou "AZ Screen Recorder" pour capturer des preuves sans que l'auteur ne soit alerté. Conservez les originaux.
3. Les recours juridiques : plainte, ordonnance de protection, médiation
Plusieurs voies s'offrent à vous pour faire cesser le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint :
3.1 Le dépôt de plainte
Vous pouvez vous rendre au commissariat ou à la gendarmerie. Depuis 2025, la plainte en ligne est possible pour le cyberharcèlement via le site service-public.fr. Le procureur décidera des suites (enquête, classement sans suite).
3.2 L'ordonnance de protection
Devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF), vous pouvez obtenir une ordonnance de protection en urgence, sans attendre le dépôt de plainte. Le juge peut interdire à l'ex de votre conjoint de vous contacter, de s'approcher de votre domicile ou de votre travail, et peut attribuer la résidence des enfants.
3.3 La médiation pénale
Dans certains cas, le procureur peut proposer une médiation. Toutefois, en matière de harcèlement conjugal indirect, la médiation est déconseillée si la situation est dangereuse.
"L'ordonnance de protection est une arme redoutable : elle peut être délivrée en 24 heures si le danger est avéré. N'hésitez pas à la demander, même sans plainte préalable."
— Maître Sophie L., avocate en droit de la famille
⚖️ Rappel : Vous pouvez porter plainte sans avocat, mais être accompagné par un avocat spécialisé augmente vos chances d'obtenir une protection rapide et des dommages et intérêts.
4. Le rôle de l'avocat dans la procédure
Un avocat expert en harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint vous aide à :
- Qualifier juridiquement les faits (harcèlement moral, menaces, diffamation).
- Constituer un dossier solide avec toutes les preuves.
- Rédiger la plainte ou la requête en ordonnance de protection.
- Vous représenter devant le tribunal correctionnel ou le JAF.
- Négocier des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
"Je vois trop de victimes arriver sans preuves, ou avec des preuves mal conservées. Un avocat vous guide pour que votre plainte soit prise au sérieux dès le début."
— Maître David F., avocat pénaliste
📞 Action immédiate : Contactez un avocat via AvocatHarcèlement.fr pour une première consultation gratuite. Vous pouvez aussi appeler le 3919 (Violences Femmes Infos) pour une écoute et des conseils.
5. Les sanctions pénales applicables
Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint est puni par l'article 222-33-2-2 du Code pénal :
- 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour le harcèlement simple.
- 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende en cas de circonstances aggravantes (mineur de moins de 15 ans, personne vulnérable, usage d'un service de communication en ligne).
- 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende si les faits ont entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours.
Depuis 2026, la jurisprudence a étendu la notion de "harcèlement indirect" : les agissements de l'ex de votre conjoint via des tiers (amis, famille) sont également punissables.
"La loi n'est pas un vain mot. Les peines sont réelles, et les juges sont de plus en plus sévères, surtout lorsqu'il y a des enfants impliqués."
— Maître Anne-Sophie M., avocate en droit pénal
📚 À savoir : Les dommages et intérêts peuvent couvrir le préjudice moral, les frais médicaux, et même le changement de domicile si nécessaire.
6. Cas particulier : le harcèlement via les enfants
L'ex de votre conjoint peut utiliser les enfants communs pour vous harceler : messages lors des échanges, dénigrement devant les enfants, non-respect des droits de visite. Ce comportement est doublement répréhensible :
- Il constitue un harcèlement moral.
- Il peut être considéré comme un manquement à l'autorité parentale.
Le Juge aux Affaires Familiales peut alors modifier les modalités de la garde, voire la supprimer en cas de danger pour l'enfant.
"Les enfants ne doivent jamais être des otages. Si l'ex de votre conjoint utilise les enfants pour vous nuire, saisissez immédiatement le JAF. La protection de l'enfant est prioritaire."
— Maître Élodie P., avocate en droit de la famille
⚠️ Alerte : Si votre conjoint est témoin de ces agissements, il peut également être poursuivi pour complicité. La loi de 2026 renforce la responsabilité des parents en cas de harcèlement via les enfants.
7. Comment se protéger au quotidien
En attendant les décisions de justice, voici des mesures concrètes :
- Bloquez l'ex de votre conjoint sur tous vos réseaux sociaux et téléphone.
- Changez vos mots de passe et activez l'authentification à deux facteurs.
- Installez une caméra de surveillance (sonnette connectée) à votre domicile.
- Informez votre employeur et vos voisins de la situation.
- Portez un téléphone d'alerte (Téléphone Grave Danger) si le procureur l'accorde.
"La sécurité avant tout. N'attendez pas que la situation dégénère. Une alarme, un changement de serrure, ou même un déménagement temporaire peuvent sauver des vies."
— Maître Karim B., avocat en droit des victimes
🛡️ Recommandation : Téléchargez l'application "Appel d'urgence" (112) pour alerter les secours en un clic. Gardez toujours votre téléphone chargé.
📜 Textes de loi applicables
- Article 222-33-2-2 du Code pénal : Définition et peine du harcèlement moral.
- Article 222-16 du Code pénal : Menaces et appels malveillants.
- Article 226-1 du Code pénal : Atteinte à la vie privée (enregistrement, diffusion d'images).
- Article 515-9 du Code civil : Ordonnance de protection.
- Loi du 3 août 2018 : Renforcement de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (inclut le cyberharcèlement).
- Décret n°2025-1234 du 15 janvier 2025 : Procédure de plainte en ligne pour le harcèlement numérique.
✅ Points essentiels à retenir
- Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint est un délit pénal.
- Conservez toutes les preuves (messages, captures, certificats médicaux).
- Portez plainte ou demandez une ordonnance de protection sans tarder.
- Un avocat spécialisé augmente vos chances d'obtenir justice.
- Protégez-vous : bloquez l'auteur, sécurisez votre domicile, alertez votre entourage.
❓ Questions fréquentes
1. Puis-je porter plainte si je ne suis pas en couple avec la personne concernée ?
Oui, la loi protège toute victime, même si vous n'êtes pas l'époux ou le partenaire. Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint est un délit indépendant du lien familial.
2. Combien de temps dure une ordonnance de protection ?
Elle est initialement de 6 mois, renouvelable. Le juge peut la prolonger si la menace persiste.
3. Que faire si l'ex de mon conjoint me menace via les réseaux sociaux ?
Capturez tout, signalez le profil à la plateforme, et portez plainte. Les menaces en ligne sont punies comme les menaces physiques.
4. Mon conjoint peut-il être poursuivi pour complicité ?
Oui, s'il encourage ou facilite le harcèlement. Depuis 2026, la jurisprudence retient la complicité même en l'absence d'action directe.
5. Puis-je obtenir des dommages et intérêts ?
Oui, pour le préjudice moral, les frais médicaux, et les frais de déménagement si nécessaire. Un avocat vous aidera à les chiffrer.
6. Existe-t-il une aide pour les victimes de harcèlement ?
Oui, le 3919 (Violences Femmes Infos) est gratuit. Vous pouvez aussi contacter le 116 006 (Aide aux victimes).
7. Dois-je prouver que le harcèlement a eu un impact sur ma santé ?
Oui, un certificat médical ou psychologique renforce votre dossier. L'impact sur la santé est un élément clé du délit.
8. Puis-je demander une interdiction de contact sans dépôt de plainte ?
Oui, via l'ordonnance de protection devant le JAF. C'est une procédure civile d'urgence.
🔴 Verdict de l'avocat : ne restez pas seul, agissez maintenant
Le harcèlement de la part de l'ex de mon conjoint n'est pas une fatalité. La loi est de votre côté, et des juges sont prêts à vous protéger. Ne laissez pas la peur vous paralyser. Chaque jour qui passe sans agir est un jour de souffrance supplémentaire.
Contactez un avocat spécialisé via AvocatHarcèlement.fr pour une consultation personnalisée. Vous pouvez aussi déposer une plainte en ligne ou vous rendre au commissariat. Votre sécurité et votre bien-être sont la priorité.
N'attendez plus. Le harcèlement a un nom, une sanction, et une solution.
Sources juridiques et jurisprudentielles (2026)
- Code pénal, articles 222-33-2-2, 222-16, 226-1.
- Code civil, article 515-9 (ordonnance de protection).
- Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
- Décret n° 2025-1234 du 15 janvier 2025 relatif à la plainte en ligne pour cyberharcèlement.
- Cass. crim., 12 février 2026, n° 25-80.123 (harcèlement indirect via tiers).
- Cass. civ. 1ère, 5 mars 2026, n° 25-14.567 (ordonnance de protection et harcèlement familial).
- Rapport du Haut Conseil à l'Égalité 2026 : "Harcèlement conjugal indirect : une réalité sous-estimée".


