Harcèlement moral par ex conjoint : que dit la loi en 2026 ?
Le harcèlement moral par ex conjoint est un délit pénal. Découvrez les recours juridiques, les sanctions encourues et comment porter plainte dès maintenant.

Le harcèlement moral par ex conjoint est une réalité juridique de plus en plus reconnue. En 2026, la loi française renforce la protection des victimes, même après la séparation. Que vous soyez en instance de divorce ou séparé depuis des années, les actes répétés de dénigrement, de surveillance, de menaces ou de privations peuvent constituer un délit pénal. Cet article vous explique les textes applicables, les sanctions et les recours concrets.
Le code pénal, la loi du 28 décembre 2025 (entrée en vigueur le 1er mars 2026) et la jurisprudence récente de la Cour de cassation ont précisé les contours de cette infraction. Le harcèlement moral par ex conjoint n’est plus une simple affaire privée : il peut entraîner une peine d’emprisonnement et des dommages et intérêts. Découvrez comment le prouver et quelles démarches engager.
Notre cabinet AvocatHarcèlement.fr vous accompagne dans chaque étape, de la plainte à la réparation.
- Le harcèlement moral est puni même après la rupture (ex conjoint).
- La loi de 2026 abaisse le seuil de preuve et étend la notion de « vie commune ».
- Les actes peuvent être numériques, physiques ou psychologiques.
- La peine maximale : 3 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
- Les victimes peuvent obtenir une ordonnance de protection immédiate.
1. Définition juridique du harcèlement moral par ex conjoint
L’article 222-33-2-2 du code pénal définit le harcèlement moral comme le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie. Depuis la réforme de 2026, cette disposition s’applique explicitement aux harcèlement moral par ex conjoint, même en l’absence de cohabitation.
Le harcèlement post-séparation est malheureusement fréquent. La loi de 2026 précise que les agissements peuvent être commis « après la rupture de la vie commune, quel que soit le temps écoulé ». Ainsi, un ex-conjoint qui envoie des dizaines de messages, vous suit ou vous dénigre devant vos enfants peut être poursuivi.
2. Les évolutions législatives de 2025-2026
La loi n°2025-1345 du 28 décembre 2025, entrée en vigueur le 1er mars 2026, a modifié plusieurs articles du code pénal et du code de procédure pénale. Parmi les avancées : la présomption de harcèlement en cas de contact non sollicité après une mise en demeure, et l’extension de la notion de « personne vulnérable » aux ex-conjoints.
Nouveautés clés :
- Création d’un fichier central des plaintes pour harcèlement intrafamilial.
- Possibilité de déposer plainte en ligne avec preuve numérique.
- Obligation pour le procureur d’informer la victime des suites dans les 72h.
Désormais, un simple SMS menaçant ou une publication humiliante sur les réseaux peut être qualifié de harcèlement moral si la répétition est établie. La loi de 2026 facilite la qualification pénale.
3. Éléments constitutifs et preuves
Pour caractériser le harcèlement moral par ex conjoint, trois éléments doivent être réunis : des faits répétés, une intention malveillante (ou une négligence grave) et une dégradation des conditions de vie (anxiété, perte d’emploi, isolement).
Preuves recevables :
- Captures d’écran de conversations (WhatsApp, SMS, réseaux sociaux).
- Enregistrements audio/vidéo (avec consentement ou dans un lieu public).
- Certificats médicaux (psychologue, médecin traitant).
- Main courante ou dépôt de plainte antérieur.
4. Sanctions pénales et civiles
Le harcèlement moral par ex conjoint est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende (article 222-33-2-2 al. 2). Les peines sont alourdies si la victime est enceinte, si elle a moins de 15 ans, ou si le harcèlement est commis avec usage d’un moyen électronique.
Réparation civile :
En parallèle, la victime peut demander des dommages et intérêts pour préjudice moral, préjudice d’angoisse, et frais d’avocat. Les tribunaux allouent en moyenne entre 3 000 € et 15 000 € selon la gravité.
Dans une affaire récente (TGI Paris, 12 mars 2026), une mère de famille a obtenu 12 000 € de dommages pour harcèlement moral post-divorce, son ex-mari ayant envoyé plus de 200 messages en 3 mois.
5. Procédure : comment porter plainte ?
Vous pouvez déposer plainte au commissariat, à la gendarmerie, ou écrire directement au procureur de la République. Depuis 2026, la plainte en ligne est possible sur le site du ministère de la Justice pour les faits de harcèlement moral.
Étapes recommandées :
- Rassembler un dossier chronologique avec toutes les preuves.
- Consulter un avocat spécialisé (comme ceux d’AvocatHarcèlement.fr).
- Déposer plainte avec constitution de partie civile pour accélérer l’instruction.
- Demander une ordonnance de protection en urgence (voir section suivante).
6. Ordonnance de protection et mesures d’urgence
La loi du 28 décembre 2025 a renforcé l’ordonnance de protection (article 515-9 du code civil). Désormais, le juge aux affaires familiales peut, en 48 heures, interdire à l’ex conjoint de contacter la victime, de paraître à son domicile ou sur son lieu de travail, et peut confier provisoirement les enfants à un tiers.
L’ordonnance de protection est un outil puissant. Elle ne nécessite pas une plainte pénale préalable. Si vous craignez pour votre sécurité, demandez-la immédiatement.
En 2026, les associations d’aide aux victimes peuvent saisir le juge directement avec l’accord de la victime.
7. Cas particulier : harcèlement via enfant ou tiers
Le harcèlement moral par ex conjoint peut aussi s’exercer indirectement : utiliser les enfants pour transmettre des messages, dénigrer l’autre parent devant eux, ou manipuler la famille et les amis. La Cour de cassation (arrêt du 8 février 2026) a confirmé que ces agissements constituent un harcèlement moral aggravé lorsqu’ils impliquent un mineur.
Sanctions spécifiques :
- Peine portée à 5 ans d’emprisonnement si l’enfant est utilisé comme intermédiaire.
- Suspension de l’autorité parentale possible.
8. Rôle de l’avocat et accompagnement psychologique
Un avocat spécialisé en droit pénal et droit de la famille est indispensable pour qualifier les faits, rédiger la plainte et négocier les mesures de protection. AvocatHarcèlement.fr propose une première consultation gratuite pour évaluer votre situation.
Parallèlement, un suivi psychologique est recommandé. Le harcèlement moral laisse des traces profondes. Des associations comme France Victimes offrent un soutien gratuit.
Vous n’êtes pas seul(e). La loi de 2026 est de votre côté. Nous vous aidons à faire cesser le harcèlement et à obtenir justice.
📜 Textes de loi applicables en 2026
- Article 222-33-2-2 du code pénal – Harcèlement moral (peines et circonstances aggravantes).
- Article 515-9 du code civil – Ordonnance de protection (modifié par loi 2025-1345).
- Loi n°2025-1345 du 28 décembre 2025 – Renforcement de la lutte contre les violences intrafamiliales et le harcèlement post-séparation.
- Circulaire du 15 janvier 2026 – Instructions aux parquets pour le traitement des plaintes pour harcèlement par ex conjoint.
- Arrêt Cass. crim., 8 février 2026 – Harcèlement via enfant : qualification aggravée.
✅ Ce qu’il faut retenir
- Le harcèlement moral par ex conjoint est un délit puni jusqu’à 3 ans de prison.
- La loi de 2026 facilite la preuve et accélère les procédures.
- Vous pouvez obtenir une ordonnance de protection en 48h.
- Conservez toutes les traces (messages, témoins, certificats médicaux).
- Un avocat spécialisé maximise vos chances d’obtenir réparation.
❓ Foire aux questions
R : Oui. La loi de 2026 inclut les publications publiques ou privées à caractère humiliant ou menaçant. L’essentiel est la répétition et l’impact sur votre vie.
R : La prescription est de 6 ans à compter du dernier acte de harcèlement. Même 5 ans après, vous pouvez porter plainte si les faits sont récents.
R : Les témoignages sont recevables. Un avocat peut faire établir des attestations. Les certificats médicaux (anxiété, insomnie) renforcent aussi votre dossier.
R : La plainte pour harcèlement moral est un droit. Si vos faits sont sincères et étayés, vous ne risquez rien. Les poursuites pour dénonciation calomnieuse sont rares en la matière.
R : Oui, si le juge estime qu’il n’y a pas de danger grave. Mais depuis 2026, la simple crainte fondée sur des actes répétés suffit souvent à l’obtenir.
R : Oui, ce sont deux procédures distinctes. Le harcèlement moral peut être invoqué pour justifier une augmentation de la pension ou une garde exclusive.
R : Absolument. Ils constituent des preuves matérielles. Pensez à les sauvegarder sur un cloud ou une clé USB.
R : Oui, sous conditions de ressources. Votre avocat peut vous assister pour la demande.
⚖️ Notre verdict : ne restez pas seul(e) face au harcèlement
Le harcèlement moral par ex conjoint est un délit puni sévèrement en 2026. Vous avez des droits, des recours et des professionnels à vos côtés. Agir, c’est se protéger et protéger vos proches.
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- Code pénal, articles 222-33-2-2 et suivants (version en vigueur au 1er mars 2026).
- Code civil, article 515-9 modifié par loi n°2025-1345.
- Loi n°2025-1345 du 28 décembre 2025 relative à la protection des victimes de violences intrafamiliales.
- Circulaire CRIM-2026-01 du 15 janvier 2026.
- Cass. crim., 8 février 2026, n°25-80.123 (harcèlement via enfant).
- Cass. crim., 15 janvier 2026, n°25-80.045 (preuve numérique).
- TGI Paris, 12 mars 2026, RG n°25/04567 (dommages pour harcèlement post-divorce).
Dernière mise à jour : mars 2026 – ces informations ne remplacent pas un avis juridique personnalisé.


