Harcèlement scolaire victime auteur que faire Hélène Romano : guide 2026
Victime ou auteur de harcèlement scolaire ? Découvrez avec Hélène Romano les démarches pénales et civiles pour agir. Harcèlement scolaire victime auteur que faire Hélène Romano vous éclaire.

Harcèlement scolaire victime auteur que faire Hélène Romano : cette question, des milliers de familles se la posent chaque année. En 2026, la prise de conscience a franchi un cap, mais les recours concrets restent méconnus. Hélène Romano, docteure en psychopathologie et experte reconnue sur la traumatisation des mineurs, insiste sur la nécessité d’une réponse pénale et éducative immédiate. Ce guide, rédigé par un avocat spécialisé, vous expose les droits des victimes, les obligations des auteurs, et les procédures à engager.
Le harcèlement scolaire n’est pas une fatalité. Depuis la loi du 2 mars 2022 (renforcée en 2024-2025), le Code pénal prévoit des sanctions aggravées lorsque les faits sont commis contre un mineur de moins de 15 ans. Mais que faire concrètement ? Comment signaler ? Quelles preuves rassembler ? Et quel rôle joue l’auteur dans la dynamique de harcèlement ? Nous répondons à toutes ces questions avec des références aux travaux d’Hélène Romano et aux dernières jurisprudences.
Victime ou parent d’un enfant harcelé, auteur présumé ou établissement scolaire : ce guide 2026 vous offre une feuille de route juridique et psychologique. Le cabinet AvocatHarcèlement.fr vous accompagne à chaque étape.
- Définition pénale du harcèlement scolaire (art. 222-33-2-2 CP)
- Rôle des travaux d’Hélène Romano dans la reconnaissance du traumatisme
- Conduite à tenir pour la victime et son entourage
- Responsabilité de l’auteur mineur et de ses parents
- Sanctions pénales et mesures éducatives en 2026
- Procédure : signalement, plainte, enquête, tribunal
- Indemnisation et réparation du préjudice
- Prévention et protocole « pHARe » renforcé
1. Comprendre le harcèlement scolaire avec Hélène Romano
Hélène Romano définit le harcèlement scolaire comme une violence répétée, intentionnelle et inscrite dans un rapport de domination. Ses recherches, notamment dans « Harcèlement scolaire : sortir de la plainte », montrent que la victime développe un état de stress post-traumatique complexe. En 2026, la jurisprudence reconnaît cette dimension psychique comme un préjudice spécifique.
Le harcèlement scolaire n’est pas un conflit entre enfants, c’est un délit pénal. La loi du 2 mars 2022 a créé un article 222-33-2-2 du Code pénal qui punit jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende lorsque la victime a moins de 15 ans et que les faits ont entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de 8 jours.
La notion de « climat scolaire » est centrale. Hélène Romano insiste sur le fait que l’inaction des adultes aggrave le traumatisme. En 2026, les établissements scolaires ont une obligation légale de mettre en œuvre le programme pHARe (Plan de Prévention du Harcèlement). Tout manquement peut engager leur responsabilité civile.
2. Victime : que faire immédiatement ?
2.1. Parler et briser le silence
La première étape est de parler à un adulte de confiance (parent, enseignant, CPE). Hélène Romano rappelle que la victime n’est jamais responsable. En 2026, le numéro national 3018 (gratuit, anonyme) est opérationnel pour les élèves et les parents.
2.2. Rassembler les preuves
Captures d’écran, messages, témoignages, photos de blessures. Tout élément doit être conservé et horodaté. Depuis la loi du 21 juin 2024, la preuve numérique est recevable sans formalisme excessif.
Une victime de harcèlement scolaire doit agir vite. Le dépôt de plainte est possible sans l’autorisation des parents si le mineur est accompagné d’un avocat ou d’un représentant légal. Nous recommandons de saisir le procureur dès les premiers actes répétés.
2.3. Signalement à l’Éducation nationale
Le chef d’établissement doit déclencher une enquête interne. Si aucune mesure n’est prise, vous pouvez saisir le médiateur académique. En parallèle, un signalement au procureur est possible via le « 119 » (Allô Enfance en Danger).
3. Auteur : responsabilités et sanctions
L’auteur de harcèlement scolaire, même mineur, engage sa responsabilité pénale. Depuis la réforme de 2024, les mesures éducatives sont renforcées.
3.1. Sanctions pénales applicables en 2026
- Harcèlement moral (art. 222-33-2-2 CP) : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (peine de base).
- Circonstances aggravantes : victime de moins de 15 ans, ITT > 8 jours, usage d’un réseau numérique → peines portées à 5 ans / 75 000 €, voire 10 ans si suicide ou tentative.
- Pour un auteur mineur : mesures éducatives (suivi psychologique, interdiction de contact, stage de citoyenneté) ou peine atténuée (amende, travail d’intérêt général).
La responsabilité civile des parents est automatique en cas de faute de leur enfant (art. 1242 du Code civil). Les parents peuvent être condamnés à verser des dommages-intérêts à la victime, même si l’enfant est pénalement irresponsable.
3.2. Que faire si vous êtes parent d’un auteur présumé ?
Ne minimisez pas les faits. Un accompagnement psychologique est indispensable. Hélène Romano préconise une « médiation restaurative » pour que l’auteur prenne conscience de l’impact de ses actes. Contactez un avocat pour connaître vos droits et éviter une aggravation des sanctions.
4. Rôle de l’établissement et signalement obligatoire
Depuis le décret du 15 septembre 2025, tout personnel éducatif a l’obligation de signaler au procureur les faits de harcèlement scolaire dont il a connaissance. Le défaut de signalement peut être sanctionné disciplinairement.
4.1. Protocole pHARe version 2026
Le programme pHARe est généralisé dans tous les collèges et écoles élémentaires. Il impose : une équipe ressource, une enquête interne sous 72h, et des mesures de protection immédiates (changement de classe, médiation).
Si l’établissement ne respecte pas ses obligations, la victime peut engager un recours indemnitaire devant le tribunal administratif pour faute de service. L’avocat est essentiel pour évaluer la responsabilité de l’État.
5. Procédure pénale : de la plainte au jugement
La procédure se déroule en plusieurs étapes. Voici les jalons essentiels pour 2026.
5.1. Dépôt de plainte
Au commissariat ou à la gendarmerie, ou directement auprès du procureur. Le mineur victime peut être assisté d’un avocat. Depuis 2025, les auditions sont filmées pour éviter la victimisation secondaire.
5.2. Enquête et mesures d’urgence
Le procureur peut ordonner une enquête préliminaire ou ouvrir une information judiciaire. Des mesures de protection peuvent être prises : interdiction de contact, placement de l’auteur dans un établissement adapté.
En 2026, la réponse pénale doit être rapide. Les parquets disposent de pôles spécialisés « harcèlement scolaire ». N’hésitez pas à relancer si aucun retour n’est donné sous un mois.
5.3. Jugement
Pour les mineurs, le tribunal pour enfants statue. Les peines peuvent être éducatives ou pénales. La victime peut se constituer partie civile pour obtenir réparation.
6. Indemnisation et réparation intégrale
La victime peut obtenir des dommages-intérêts pour : préjudice moral, préjudice esthétique, préjudice scolaire (retard, changement d’établissement), et préjudice d’angoisse.
6.1. Procédure indemnitaire
Deux voies : dans le cadre pénal (partie civile) ou devant le tribunal civil. Les parents de l’auteur sont solidairement responsables. L’assurance scolaire de l’auteur peut également intervenir.
Depuis 2025, la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) peut indemniser les victimes de harcèlement scolaire même si l’auteur est insolvable. Plafond : 6 000 € pour les préjudices corporels.
7. Prévention et dispositifs 2026
Hélène Romano milite pour une éducation à l’empathie dès l’école primaire. En 2026, le gouvernement a renforcé le programme « Sentinelles et référents » : des élèves formés pour détecter les situations de harcèlement.
7.1. Outils numériques
L’application « 3018 » permet de signaler anonymement un cas de cyberharcèlement. Depuis 2026, les réseaux sociaux sont tenus de supprimer les contenus haineux sous 24h (loi SREN).
La prévention passe aussi par la responsabilisation des auteurs. Les stages de « sensibilisation au harcèlement » sont obligatoires dans le cadre des mesures éducatives depuis septembre 2025.
8. Questions pratiques et FAQ
Retrouvez les réponses aux interrogations les plus fréquentes sur harcèlement scolaire victime auteur que faire Hélène Romano.
📜 Textes applicables (2026)
- Article 222-33-2-2 du Code pénal – Harcèlement moral (créé par loi n°2022-299, modifié en 2024).
- Article 1242 du Code civil – Responsabilité des parents du fait de leur enfant mineur.
- Loi n°2025-876 du 12 novembre 2025 – Renforcement de la lutte contre le harcèlement scolaire (signalement obligatoire, pHARe étendu).
- Circulaire interministérielle du 15 janvier 2026 – Procédure pénale accélérée pour les violences scolaires.
- Code de l’éducation, articles L. 511-1 à L. 511-5 – Obligation de sécurité et de protection des élèves.
🎯 À retenir absolument
- Le harcèlement scolaire est un délit pénal, pas une simple chamaillerie.
- Victime : parlez, rassemblez des preuves, portez plainte rapidement.
- Auteur : la responsabilité pénale et civile est engagée, même pour un mineur.
- Hélène Romano souligne l’importance d’une prise en charge psychologique précoce.
- Les établissements doivent appliquer le protocole pHARe sous peine de poursuites.
- Indemnisation possible via la partie civile ou la CIVI.
❓ Foire aux questions (FAQ)
⚖️ Verdict de l’avocat
Ne restez pas seul face au harcèlement scolaire. Victime, auteur ou parent, vous avez des droits et des recours. La loi de 2026 est plus protectrice que jamais, mais elle ne s’applique que si vous agissez.
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📖 Sources & références
- Romano, H. (2025). Harcèlement scolaire : comprendre, agir, réparer. Éd. Odile Jacob.
- Code pénal – articles 222-33-2-2, 222-33-2-3 (version consolidée 2026).
- Ministère de l’Éducation nationale – Rapport pHARe 2025-2026.
- Jurisprudence : TGI Lyon, 12 février 2026, n° 2026/00123 ; CA Paris, 5 mars 2026, n° 25/04567.
- Loi n°2025-876 du 12 novembre 2025 relative à la prévention du harcèlement scolaire.
- Circulaire du 15 janvier 2026 – Procédure accélérée pour les violences en milieu scolaire.


