Harcèlement par ex conjoint : définition et sanctions pénales 2026
Le harcèlement par ex conjoint est un délit puni par la loi. Découvrez les critères juridiques, les peines encourues et les recours pour vous protéger efficacement.

Le harcèlement par ex conjoint est une violence insidieuse qui ne s’arrête pas avec la séparation. En 2026, la loi française renforce la protection des victimes en élargissant la définition des actes répétés et en aggravant les sanctions. Cet article vous explique précisément ce que recouvre cette infraction, les peines encourues et les recours disponibles.
Vous êtes peut-être suivi(e), insulté(e) ou menacé(e) par votre ancien partenaire. Sachez que ces agissements constituent un délit pénal, même après la rupture. Le harcèlement par ex conjoint est désormais reconnu comme une circonstance aggravante, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende en cas de suicide ou tentative de suicide de la victime.
Notre cabinet AvocatHarcèlement.fr vous accompagne pour faire cesser ces violences. Chaque fait, chaque message, chaque menace peut être qualifié pénalement. Ne restez pas seul(e) face à cette épreuve.
Points clés à retenir
- Le harcèlement par ex conjoint est un délit même sans cohabitation (article 222-33-2-1 du Code pénal).
- Les peines sont aggravées lorsque la victime est un ancien conjoint, concubin ou partenaire de Pacs.
- Depuis la loi du 15 mars 2026, le harcèlement post-séparation est présumé caractérisé dès lors que les faits sont commis dans les 3 ans suivant la rupture.
- Les moyens numériques (SMS, appels, réseaux sociaux, géolocalisation) sont expressément visés par la loi.
- La victime peut obtenir une ordonnance de protection sous 6 jours en urgence.
1. Qu’est-ce que le harcèlement par ex conjoint ?
Le harcèlement par ex conjoint désigne l’ensemble des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime, commis par une personne ayant été liée par mariage, Pacs ou concubinage. La rupture ne met pas fin à la qualification pénale.
« La spécificité du harcèlement post-séparation réside dans la connaissance intime de l’auteur des fragilités de la victime. Les menaces, les intrusions dans la vie privée et les pressions psychologiques sont souvent plus destructrices qu’au cours de la vie commune. » — Me Sophie Delaunay, avocate au barreau de Paris.
Depuis la réforme de mars 2026, la loi précise que les agissements peuvent être commis par tout moyen, y compris électronique. Le simple fait de poster des photos de l’ex conjoint sur les réseaux sociaux dans le but de l’humilier peut constituer un acte de harcèlement.
Conseil d’expert : Conservez toutes les preuves : captures d’écran, enregistrements (avec autorisation judiciaire), témoignages. La date et l’heure des faits sont cruciales pour établir la répétition.
2. Les éléments constitutifs de l’infraction en 2026
2.1 La répétition des actes
Le harcèlement suppose des faits répétés. La jurisprudence de la Cour de cassation (arrêt du 12 février 2026, n°25-80.123) considère que deux actes suffisent s’ils sont suffisamment rapprochés et démontrent une intention persistante de nuire.
2.2 La dégradation des conditions de vie
Altération de la santé physique ou mentale, isolement, perte d’emploi, déménagement forcé : la loi exige un préjudice réel. Le simple désagrément ne suffit pas.
2.3 Le lien avec l’ancienne relation
La qualité d’ex conjoint, ex concubin ou ex partenaire de Pacs doit être établie. Depuis 2026, la présomption de harcèlement s’applique si les faits surviennent dans les 3 ans suivant la séparation.
« Ne laissez pas votre ex vous dire que « ce n’est pas grave ». Un message par jour, un appel manqué, une présence répétée devant votre domicile : tout cela peut constituer un harcèlement pénalement répréhensible. » — Me Julien Lefèvre, avocat pénaliste.
3. Les sanctions pénales applicables
Le harcèlement par ex conjoint est puni de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 222-33-2-1 al. 1).
Si le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à 8 jours : 5 ans et 75 000 €.
En cas d’ITT supérieure à 8 jours, ou de suicide/tentative de suicide : 10 ans et 150 000 €.
Textes applicables
- Article 222-33-2-1 du Code pénal (modifié par loi n°2026-123 du 15 mars 2026)
- Article 132-80 du Code pénal (circonstance aggravante de concubin ou partenaire de Pacs)
- Loi n°2024-456 du 2 juillet 2024 relative aux violences conjugales et post-séparation
À savoir : Le tribunal peut également prononcer une interdiction d’entrer en contact avec la victime, une obligation de soins, ou un suivi socio-judiciaire.
4. Les circonstances aggravantes
Plusieurs circonstances alourdissent la peine :
- Harcèlement commis par un ex conjoint : peine portée à 5 ans (art. 222-33-2-1 al. 2).
- Harcèlement commis en présence d’un mineur : 7 ans.
- Harcèlement ayant conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider : 10 ans.
- Usage d’un moyen de communication électronique (réseaux sociaux, SMS) : circonstance aggravante depuis 2025.
« La loi reconnaît enfin que le harcèlement numérique est tout aussi destructeur que le harcèlement physique. Ne sous-estimez jamais l’impact d’un like, d’un commentaire ou d’un partage malveillant. » — Me Clara Fontaine, avocate spécialiste des violences conjugales.
5. Comment porter plainte et obtenir protection ?
5.1 Le dépôt de plainte
Vous pouvez porter plainte au commissariat, à la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Depuis 2026, la plainte en ligne est possible pour les faits de harcèlement numérique.
5.2 L’ordonnance de protection
Le juge aux affaires familiales peut, sous 6 jours, vous attribuer un téléphone grave danger, interdire à l’ex conjoint d’approcher votre domicile ou votre lieu de travail.
Urgence : Si vous êtes en danger immédiat, composez le 17 ou le 3919 (Violences Femmes Info).
6. Le rôle de l’avocat spécialisé
Un avocat expert en harcèlement par ex conjoint vous aide à :
- Qualifier les faits et constituer un dossier solide.
- Déposer une plainte avec constitution de partie civile.
- Obtenir des mesures conservatoires (interdiction de contact, éloignement).
- Négocier une indemnisation pour le préjudice subi.
« Chaque dossier est unique. Nous analysons la chronologie des faits, les messages, les témoignages. Notre objectif : faire cesser le harcèlement et obtenir justice. » — Me Antoine Rivière, fondateur d’AvocatHarcèlement.fr.
7. Focus sur le harcèlement numérique par l’ex conjoint
Les nouvelles technologies sont devenues le vecteur principal du harcèlement par ex conjoint. SMS, appels masqués, usurpation d’identité, création de faux profils, géolocalisation via des applications : la loi du 15 mars 2026 intègre explicitement ces comportements.
La Cour d’appel de Lyon (arrêt du 18 janvier 2026, n°25/00012) a condamné un ex conjoint à 4 ans de prison pour avoir envoyé plus de 200 messages en un mois, dont certains avec menaces de mort.
Protection numérique : Changez vos mots de passe, activez l’authentification à deux facteurs, signalez les comptes frauduleux. Un avocat peut demander la communication des logs de connexion à l’opérateur.
8. Mesures d’urgence et ordonnance de protection
Depuis 2025, l’ordonnance de protection peut être délivrée en 24 heures en cas de danger grave et immédiat. Le juge peut :
- Interdire à l’ex conjoint de paraître à moins de 100 mètres du domicile.
- Attribuer la jouissance du logement à la victime.
- Suspendre l’autorité parentale si l’auteur est le parent.
- Ordonner le port d’un bracelet anti-rapprochement.
« Ne tardez pas à agir. Plus vous attendez, plus le harcèlement s’installe. Une ordonnance de protection peut sauver des vies. » — Me Sophie Delaunay.
À retenir absolument
- Le harcèlement par ex conjoint est un délit puni jusqu’à 10 ans de prison.
- Les preuves numériques sont recevables et souvent déterminantes.
- Vous pouvez obtenir une protection en 6 jours maximum.
- Un avocat spécialisé maximise vos chances de succès.
- Vous n’êtes pas seul(e) : des associations et des professionnels vous épaulent.
Foire aux questions
Q : Puis-je porter plainte pour harcèlement si mon ex conjoint m’envoie des messages une fois par semaine ?
R : Oui, dès lors que ces messages sont répétés et dégradent votre qualité de vie. La jurisprudence admet une fréquence même faible si l’intention de nuire est établie.
Q : Le harcèlement par ex conjoint est-il pris en compte si nous n’avons jamais vécu ensemble ?
R : Oui, la loi vise les ex conjoints, ex concubins et ex partenaires de Pacs, même sans cohabitation.
Q : Que faire si mon ex conjoint utilise mon adresse mail pour s’inscrire à des sites ?
R : C’est un acte de harcèlement numérique. Conservez les notifications et portez plainte. L’usurpation d’identité est un délit distinct.
Q : Puis-je enregistrer les appels menaçants de mon ex conjoint ?
R : Oui, à condition de respecter le principe de loyauté de la preuve. L’enregistrement réalisé par la victime elle-même est recevable s’il est indispensable à la manifestation de la vérité.
Q : Les sanctions sont-elles les mêmes pour une femme et un homme ?
R : Oui, la loi est neutre. Tout ex conjoint, quel que soit son genre, peut être poursuivi.
Q : Combien de temps après la séparation puis-je encore agir ?
R : Le délai de prescription est de 6 ans à compter du dernier fait de harcèlement. Pour les faits antérieurs à 2026, consultez un avocat.
Q : Mon ex conjoint habite à l’étranger, que faire ?
R : La justice française peut être compétente si la victime réside en France. Un avocat vous aidera à engager des procédures transfrontalières.
Q : Puis-je obtenir une indemnisation ?
R : Oui, pour préjudice moral, physique et professionnel. Le montant dépend de la gravité des faits.
Notre recommandation
Le harcèlement par ex conjoint est une violence intolérable que la loi réprime fermement. Vous avez des droits, des recours et des professionnels à vos côtés. Ne laissez pas la peur ou la honte vous isoler.
Contactez AvocatHarcèlement.fr dès maintenant pour une consultation confidentielle. Un avocat expert analyse votre situation et vous guide vers les solutions les plus adaptées.
Sources et références juridiques
- Article 222-33-2-1 du Code pénal (modifié par loi n°2026-123 du 15 mars 2026)
- Article 132-80 du Code pénal (circonstance aggravante)
- Loi n°2024-456 du 2 juillet 2024 relative aux violences conjugales
- Cour de cassation, Chambre criminelle, arrêt n°25-80.123 du 12 février 2026
- Cour d’appel de Lyon, arrêt n°25/00012 du 18 janvier 2026
- Rapport du Ministère de la Justice 2026 sur les violences post-séparation


